RDC : 23 ans après, l’ANAPI donne raison à la révision du code d’investissement de 2002 jugé « vétuste » et « moins compétitif »
L'Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) a ouvert du 11 au 13 novembre 2025, un atelier de haut niveau à Kinshasa pour justifier et lancer la révision du Code des Investissements de 2002.
La Directrice générale de l'ANAPI, Mme Rachel Pungu, a déclaré que le Code actuel, vieux de 23 ans, est devenu « vétuste et moins compétitif » par rapport aux législations des autres pays africains. L'objectif est de doter la RDC d'un cadre juridique moderne, aligné sur les pratiques régionales et capable d'attirer les capitaux étrangers nécessaires à la réalisation des ambitions de croissance durable du pays.
Plusieurs facteurs clés rendent cette révision indispensable. Initialement promulgué dans un contexte post-conflictuel, le Code de 2002 n'est plus en phase avec le nouveau Plan National Stratégique de Développement (PNSD) et la réalité administrative du pays, qui compte désormais 26 provinces au lieu de 11, compliquant la catégorisation des zones économiques. Par ailleurs, des lacunes techniques sont pointées, notamment l'absence d'indicateurs d'analyse financière rigoureux pour l'éligibilité des projets et des délais d'avantages fiscaux trop courts pour encourager les investissements dans des secteurs à cycle long comme l'Agriculture.
La révision est également motivée par la nécessité d'assainir le climat des affaires et d'assurer la conformité aux engagements régionaux de la RDC, notamment au sein de la ZLECAF, de la COMESA et de la SADC.
L'ANAPI souhaite mettre fin à la confusion engendrée par la multiplication des régimes d'exonérations et d'incitations, qui a pu diluer les efforts de promotion et nuire à la sécurisation des recettes de l'État. En rendant le nouveau Code plus transparent et plus attractif, l'Agence vise à rétablir la confiance des investisseurs et à faire de la RDC une destination économique idéale.
Rédaction
