RDC : Le Conseil de sécurité prolonge la MONUSCO jusqu'en 2026 et fixe le plafond à 13 813 personnels
Le Conseil de sécurité des Nations unies a officiellement adopté la résolution 2808, agissant sous le Chapitre VII de la Charte des Nations unies. Ce texte prolonge le mandat de la MONUSCO jusqu’au 20 décembre 2026. Cette décision intervient dans un contexte sécuritaire fragile, marqué par la confirmation officielle, le 12 mai 2025, d'une pause dans le processus de retrait de la mission afin de stabiliser les zones de conflit avant tout désengagement futur.
La résolution fixe un plafond maximal de 13 813 personnels en uniforme. Ce contingent se décompose en 11 500 militaires, 600 observateurs et officiers d’état-major, ainsi que 1 713 agents de police (répartis entre unités constituées et personnel individuel).
Les opérations se concentrent prioritairement sur le Nord-Kivu et l'Ituri. L'action de la mission au Sud-Kivu est désormais strictement limitée aux activités de surveillance et de vérification du cessez-le-feu.
Le Secrétaire général de l'ONU est tenu de soumettre des rapports trimestriels sur la situation sécuritaire et la protection des civils, complétés par un bilan semestriel sur l'accord-cadre pour la région des Grands Lacs.
Une échéance cruciale est fixée au 1er mars 2026, date à laquelle un rapport spécifique devra évaluer l'état d'avancement du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu (COVM), outil essentiel pour la désescalade sur le terrain.
Bien que le plan de désengagement de 2023 reste la référence à long terme, la résolution réaffirme que le retrait définitif doit être graduel, responsable et durable.
Ce départ demeure conditionné par la capacité réelle de l'État congolais à assurer la protection des populations civiles. L'objectif est d'éviter tout vide sécuritaire, garantissant que le transfert des responsabilités de la MONUSCO vers les forces nationales s'effectue sans compromettre la stabilité régionale.
Guy Mafuta
