Sécurité en RDC : Les VPM de l'Intérieur et de la Défense, où sont vos réponses face au chaos ?

27 2025 - 08:11
27 2025 - 08:26
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Sécurité en RDC : Les VPM de l'Intérieur et de la Défense, où sont vos réponses face au chaos ?

La République Démocratique du Congo brûle sous les flammes des périls qui menacent son intégrité territoriale et sa souveraineté, et le mutisme des Vice-Premiers Ministres (VPM) de l'Intérieur et de la Défense est un aveu assourdissant de l'échec de la haute gouvernance.

Avec une population estimée à 120 millions d'habitants à protéger, notre pays est en proie à une vague de périls généralisés qui exigent une intervention immédiate et non une simple rhétorique lénifiante. La déconnexion entre les discours officiels de Kinshasa et la réalité du terrain crée un sentiment d'abandon qui mine la confiance populaire.

L'enquête menée par des journalistes aguerris, comme Yves Abdallah de la RTNC dans la province de l'Équateur, ne fait que confirmer l'inacceptable : plus de 245 kilomètres sans l'ombre d'un seul policier à Boende. Cette béance sécuritaire, cet État d'abandon sur des axes vitaux, n'est pas une fatalité géographique, mais le résultat d'une inaction politique et criminelle. Comment les populations peuvent-elles survivre, commercer et espérer vivre dans la dignité lorsque l'État, sous la houlette de ses ministres régaliens, est un fantôme aux abonnés absents ?

Les chiffres, froids et implacables, illustrent l'ampleur du gouffre entre le besoin de sécurité et les moyens réels. Si l'on appliquait un ratio minimal acceptable de 3 policiers pour 10 000 habitants (norme internationale basse), la RDC aurait un déficit d'agents colossal.

Ce calcul, même s'il produit des chiffres irréalistes dans l'immédiat, expose la dimension vertigineuse du vide sécuritaire. Face à ce besoin criant, l'absence de plans quinquennaux clairs pour le recrutement, la formation et l'équipement des forces est une négligence lourde de conséquences.

Face à des menaces asymétriques qui rongent nos frontières et déchirent nos provinces, l'inaction des VPM de l'Intérieur et de la Défense s'apparente à un acte de trahison caractérisé envers le peuple. Pendant que des innocents sont massacrés, déplacés et terrorisés par des groupes armés, le silence ministériel face à la carence en hommes, en matériel, et surtout en vision stratégique unifiée, constitue une insulte cinglante à la mémoire de nos compatriotes tombés.

Le drame de la sécurité s'exprime avec une crudité effroyable dans les zones rurales. De nombreux villages vivent dans un vide étatique absolu, où l'on ne trouve ni patrouille de police, ni déploiement de soldats.

Cette absence de protection est un signal d'alarme diplomatique : si un adversaire militaire tentait une incursion par ces zones non surveillées, l'intégrité même du territoire national serait coupée sans qu'une riposte immédiate et organisée ne puisse être opposée.

L'état de dénuement des rares éléments de sécurité présents est un scandale national. Des témoignages de terrain font état de policiers et de militaires en uniforme déchiqueté, contraints d'assurer la sécurité avec des moyens archaïques comme des lance-pierres.

Ailleurs, l'autorité de l'État est tellement diluée que l'on observe des éléments des FARDC détournés de leur mission pour la chasse au gibier, exposant l'effondrement de la chaîne de commandement et de la discipline républicaine.

Ce spectacle de misère et d'impuissance des forces de sécurité contraste de manière indécente avec l'opulence affichée à Kinshasa. Les plus hautes autorités gouvernementales, notamment les VPM concernés, bénéficient de rémunérations substantielles et roulent dans des carrosses de luxe, tout en tenant des réunions au "bon français" technocratique.

Cette disparité morale et financière soulève une question fondamentale d'éthique et de gouvernance : comment des décideurs peuvent-ils tolérer l'abandon des hommes qui sont censés risquer leur vie pour la République, tout en s'assurant un confort personnel maximal ? La protection du pays semble être une priorité secondaire face au maintien des privilèges de la capitale.

Il est grand temps que les Vice-Premiers Ministres de l'Intérieur et de la Défense sortent de leur mutisme coupable et agissent avec la détermination intransigeante qu'exige la survie de notre nation.

Le peuple congolais ne réclame plus de promesses, mais l'inauguration d'une feuille de route sécuritaire concrète, dotée de moyens budgétaires audibles et vérifiables.

L'heure n'est plus aux atermoiements, mais à une réorganisation sans complaisance des chaînes de commandement et à une présence étatique effective et bien équipée dans chaque province, chaque ville et chaque village. La faillite sécuritaire en cours est inacceptable et doit cesser immédiatement si le Gouvernement entend reconquérir la légitimité régalienne que le peuple lui a confiée.

Rédaction

newnarratifrdc Créé en 2023, New Narratif RDC est un média en ligne de l'Ets. Groupe New NARRATIF RDC. Dans son traitement d’informations, New NARRATIF RDC accorde l’importance à l’image positive de la République démocratique du Congo et de ses institutions en vue de pérenniser le «CHANGEMENT DE NARRATIF »