Sud-Kivu : Les sections UDPS Uvira-Fizi font bloc derrière Jacquemin Shabani
Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin Shabani Lukoo, peut compter sur un soutien de taille face aux turbulences parlementaires. Les sections de l’UDPS/Tshisekedi Uvira et Fizi, dans la province du Sud-Kivu, ont réaffirmé ce jeudi 16 avril 2026 leur appui « total et indéfectible » au patron de la territoriale, actuellement visé par une pétition à l’Assemblée nationale.
Dans une déclaration politique rendue publique à Uvira, les cadres locaux du parti présidentiel ont appelé les forces vives de la nation à se ranger derrière les institutions républicaines. Pour le porte-parole de la Fédération rurale Sud-Kivu 2, Me Valentin Hangi, l'heure ne doit pas être à la division, mais à la mobilisation contre ce qu'il qualifie de « sirènes de la déstabilisation ».
Les responsables de l’UDPS dans cette partie de l’Est du pays disent observer avec une vive préoccupation la conjoncture politique actuelle. Ils dénoncent fermement l'initiative portée par le député national Lady Yangotikala, soutenue par certains élus qu'ils désignent comme des adversaires du progrès, cherchant à fragiliser un pilier du gouvernement en pleine période de défis sécuritaires.
Selon Me Valentin Hangi, cette motion est loin d'être une démarche citoyenne sincère. Il s'agirait plutôt d'une « cabale politique soigneusement orchestrée » par des acteurs cherchant à assouvir des ambitions personnelles de leadership dans la région de l'Est.
Pour la fédération, cette démarche vise à saper les efforts de paix au profit d'intérêts partisans. Pour justifier leur soutien, les sections Uvira-Fizi ont rappelé le bilan jugé positif de Jacquemin Shabani depuis sa prise de fonction. Elles mettent en avant son combat frontal contre la criminalité urbaine, l’intensification des patrouilles sécuritaires et la traque active des réseaux criminels qui empoisonnent le quotidien des Congolais.
L’UDPS locale souligne également les réformes structurelles engagées, notamment la modernisation de la Police Nationale Congolaise (PNC). L'amélioration des conditions de vie des policiers, la formation continue et la réhabilitation des infrastructures sont citées comme des preuves tangibles d'un engagement sans faille au service de l'État et de la sécurité publique.
Les présidents sectionnaires Eddy Fubi Eyenga et Philémon Baruti Atata estiment que cette polémique relève d'une bataille politique politicienne plutôt que d'un véritable procès de gouvernance. Ils lancent un appel solennel à l’unité nationale et à la cohésion au sein de l’Union sacrée pour faire barrage aux « ennemis de la République », qu'ils soient internes ou externes.
Guyvenant Misenge
