Accord de Washington : Un nouvel horizon de paix et d'intégration pour les Grands Lacs
Sous la facilitation américaine de Donald Trump, les présidents de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda ont entériné un accord de paix et de coopération économique historique le 4 décembre 2025. Centré sur l'intégration économique régionale, cet accord s'articule autour de la redynamisation de la Communauté Économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL). Cet engagement bilatéral est perçu comme un pas difficile mais courageux, suscitant un espoir tangible de mettre fin aux décennies de tensions et de conflits pour établir une coopération mutuellement bénéfique, renforcée par l'implication des États-Unis comme gage financier et sécuritaire.
Le pilier de cette nouvelle stratégie est la réactivation des structures économiques clés de la CEPGL, dont le siège est à Gisenyi. Le plan prévoit la relance de la Banque de Développement des États des Grands Lacs (BDEGL) à Goma, de la Société Gazière des Grands Lacs (SOCIGAZ) à Gisenyi, et de la Société Internationale d'Énergie des Grands Lacs (SINELAC) à Bukavu. Ces institutions, autrefois vecteurs d'intégration, sont considérées comme essentielles pour la prospérité commune de la région, en mutualisant l'exploitation de ressources vitales comme le gaz et l'énergie.
L'une des promesses les plus concrètes de cet accord réside dans la création d'emplois dignes pour la jeunesse de la région. En offrant aux jeunes Congolais et Rwandais l'opportunité de travailler ensemble au quotidien au sein de ces entités économiques communes, l'accord parie sur l'interdépendance socio-économique comme remède fondamental à la haine et à la méfiance. Cette nécessité de coexister pacifiquement et dans le respect mutuel est vue comme une condamnation positive à bâtir la paix par la force de la collaboration quotidienne.
Toutefois, la pérennité de l'Accord de Washington exige une sincérité politique inébranlable et une approche inclusive. Pour que cette paix s'enracine durablement, il est crucial que les dirigeants congolais aillent au-delà de l'entente interétatique. Il est impératif d'assurer l'implication effective de la classe politique congolaise (toutes tendances), de la société civile, et des confessions religieuses. Cette large consultation est nécessaire non seulement pour une bonne compréhension de la démarche, mais surtout pour ramener une paix véritable et la cohésion interne entre tous les Congolais.
En conclusion, l'Accord de Washington représente une feuille de route prometteuse pour le retour de la sécurité et de la stabilité à l'Est de la RDC. La redynamisation de la CEPGL, soutenue par une puissance mondiale, en constitue le socle institutionnel. Cependant, la traduction de cet espoir en une paix réelle et durable exigera un engagement soutenu et l'établissement d'une culture de coopération et de respect mutuel ancrée dans les populations. C'est à cette seule condition que la région des Grands Lacs pourra aspirer à un avenir de prospérité partagée.
GM
