RDC : Félix Tshisekedi ordonne une réforme urgente du financement des missions diplomatiques
Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a instruit une équipe gouvernementale restreinte d'accélérer l'évaluation exhaustive du coût global de fonctionnement des missions diplomatiques de la RDC à l'étranger. Cette décision, annoncée lors du Conseil des ministres du 20 mars 2026, vise à obtenir une visibilité totale sur les charges réelles de la diplomatie congolaise. L'audit inclut les rémunérations du personnel, les loyers, les frais de fonctionnement ainsi que les dettes accumulées vis-à-vis des fournisseurs.
Pour mettre fin à l'irrégularité des paiements qui ternit souvent l'image du pays, le gouvernement doit proposer un mécanisme de prise en charge structuré et sécurisé. L'une des pistes innovantes évoquées par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, est l'implication, voire une « syndication » des banques commerciales. Ce modèle permettrait de garantir une gestion financière plus fluide et de protéger les diplomates congolais des précarités logistiques dans leurs pays d'accréditation.
Le Président de la République insiste sur la mise en place d'un système fiable, pérenne et transparent. L'objectif est de garantir une prise en charge systématique et régulière des dépenses, rompant ainsi avec les pratiques du passé. Pour le Chef de l'État, la dignité des représentants du pays est indissociable de l'efficacité de la diplomatie congolaise sur la scène internationale.
Cette réforme est jugée cruciale pour permettre aux ambassades de remplir leurs missions stratégiques : défense des intérêts nationaux, promotion de l'image de marque de la RDC et mobilisation des investissements. En stabilisant le fonctionnement de ses représentations, la République démocratique du Congo entend renforcer son influence et dynamiser ses partenariats internationaux au bénéfice du développement national.
Vini
