RDC–Rwanda : les FDLR rejettent l’appel à la reddition et promettent de poursuivre la résistance contre Kigali
Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un mouvement rebelle rwandais opposé au régime de Paul Kagame, ont déclaré qu’elles refuseront de retourner au Rwanda, malgré la campagne de reddition récemment lancée par l’armée congolaise.
« Nous résisterons jusqu’à ce que Kigali accepte un dialogue », ont affirmé les combattants du mouvement, se disant déterminés à poursuivre leur lutte politique et militaire depuis la République démocratique du Congo.
La semaine dernière, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont appelé les FDLR à déposer les armes et regagner pacifiquement leur pays, conformément à l’accord de Washington, qui encourage le désarmement et le rapatriement volontaire des groupes armés étrangers présents sur le sol congolais.
Les autorités militaires congolaises ont cependant averti :
« En cas de refus, les combattants seront contraints par la force »,
mettant ainsi la pression sur les résistants hutus installés dans l’est du pays depuis près de trois décennies.
Les FDLR sont constituées majoritairement de Rwandais hutus réfugiés en RDC depuis 1994, après le génocide contre les Tutsis au Rwanda. Accusés par Kigali d’en être responsables, nombre de ces réfugiés craignent d’être arrêtés ou exécutés s’ils rentrent dans leur pays d’origine.
Le régime de Paul Kagame considère toujours ce mouvement comme une menace directe à la sécurité nationale du Rwanda.
De leur côté, les FDLR affirment lutter pour une transition politique inclusive et une réconciliation nationale dans leur pays.
Ce refus de reddition intervient dans un contexte sécuritaire tendu entre la RDC et le Rwanda, alors que les tensions diplomatiques restent vives autour du soutien présumé de Kigali au mouvement M23.
Le sort des groupes armés étrangers, dont les FDLR, demeure un point sensible dans les discussions régionales, notamment dans le cadre des processus de paix de Washington et de Luanda.
Rédaction
