RDC : diplomatie active à Davos et mobilisation humanitaire pour l’Est
En marge du Forum économique mondial de Davos, la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo a dominé les échanges diplomatiques ce mercredi 21 janvier 2026. Le président Félix-Antoine Tshisekedi s'est entretenu avec le roi Philippe de Belgique, lequel a réaffirmé l'attachement de son pays à l'intégrité territoriale de la RDC. Cet échange de haut niveau a souligné l'urgence d'une solution pacifique face à l'occupation de territoires par l'AFC/M23, tout en positionnant la Belgique comme un partenaire stratégique dans la recherche d'une stabilité régionale durable.
Au cœur de ces discussions internationales, l’idée d’un dialogue national inclusif gagne du terrain. La Belgique et la France plaident désormais ouvertement pour cette voie, la considérant comme une condition essentielle à une paix pérenne. Selon les autorités françaises, cette initiative inter-congolaise viendrait compléter les processus diplomatiques déjà engagés à Doha et Washington. Le président Tshisekedi a profité de ces assises pour évoquer les contours de ce projet de dialogue, initialement porté par les confessions religieuses et certains leaders de l'opposition.
Parallèlement à cette offensive diplomatique, l’Union européenne a annoncé le déblocage d’une aide humanitaire d’urgence de deux millions d’euros pour la province du Sud-Kivu. Ce financement intervient dans un contexte dramatique où les zones d'Uvira, Fizi et Kalehe comptent près de 500 000 déplacés internes. Cette assistance vitale vise à soulager les populations affectées par les violences armées et à freiner l'épuisement des ressources locales dans une région en proie à une insécurité persistante.
Interrogé sur la portée de ces initiatives, un diplomate européen a résumé l'enjeu actuel : « La solution à la crise dans l'Est ne peut être que multidimensionnelle, alliant une pression diplomatique ferme, une aide humanitaire accrue et un dialogue politique interne courageux. » Cette déclaration reflète la convergence de vues entre Kinshasa et ses partenaires occidentaux pour sortir de l'impasse sécuritaire et stabiliser définitivement la partie orientale du pays.
Christian Mutombo
