Accord de Washington : Le gouvernement lève les équivoques et réaffirme la souveraineté nationale
Lors d’un briefing presse tenu ce mardi 30 décembre à Kinshasa, l’exécutif congolais a apporté des éclaircissements cruciaux sur l’« Accord de Washington pour la paix et la prospérité ». Face aux critiques, les ministres Daniel Mukoko Samba et Patrick Muyaya ont défendu un engagement qu'ils qualifient d’« historique » pour le redressement financier de la République Démocratique du Congo.
Dans un exercice alliant pédagogie et fermeté, le gouvernement a consacré sa dernière sortie médiatique de l'année aux enjeux de l’Accord de Washington. Ce document de plus de 100 pages, véritable feuille de route pour la stabilité macroéconomique, est présenté par les autorités comme le levier indispensable du repositionnement de la RDC sur l’échiquier financier mondial.
Une négociation « marathon » au service de la souveraineté
D’entrée de jeu, le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a souligné l'intensité des tractations ayant précédé la signature. Fruit d'un travail de synergie entre le ministère de l'Économie, celui des Finances et la Banque Centrale, cet accord vise un objectif régalien : permettre à l'État congolais de reprendre le leadership dans la gestion de ses ressources.
« Nous nous assurons que le plan mis en place permette à nos institutions de réaliser leurs objectifs, tout en renforçant les instruments de l’État », a martelé le gouvernement. Balayant les accusations de "subordination", l'exécutif affirme au contraire que ce cadre renforce la capacité de résilience du pays face aux chocs extérieurs.
Fin de l'opacité : le gouvernement répond aux détracteurs
Le briefing a pris une tournure plus offensive lors de l'évocation des contestations juridiques. Pour le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, la validité de l'accord est indiscutable : « Cette documentation de plus de 100 pages s'inscrit strictement dans le cadre des lois de la République ».
Le gouvernement a ouvertement fustigé la « mauvaise foi » de certains détracteurs, suggérant que les critiques émanent de réseaux dont les intérêts seraient menacés par ce nouveau cadre de transparence. « Cet accord dérange ceux qui profitaient de l'improvisation financière », a laissé entendre l'un des intervenants, soulignant que la rigueur imposée restreint désormais les marges de manœuvre occultes.
Standards européens et certification de l'expertise
L'une des annonces majeures de cette séance réside dans la volonté de la RDC de s'aligner sur les standards internationaux, notamment européens, pour garantir la crédibilité des réformes. Cette stratégie prévoit une collaboration avec des institutions académiques et des experts pour certifier les processus économiques congolais. L’objectif est clair : transformer cet appui diplomatique en une reconnaissance pérenne de l'expertise nationale.
« La fin des anciens schémas »
En conclusion, le message de l'exécutif est sans équivoque : l'Accord de Washington est un outil de rupture. « Je pense que cet accord n’arrange pas les "schématiques" », a lancé un membre du gouvernement, utilisant ce terme pour désigner ceux qui s'accrochent aux vieilles pratiques de gestion.
Alors que l'année 2025 s'achève, la RDC semble déterminée à franchir le cap de 2026 sous le signe d'une discipline budgétaire accrue. Avec l'Accord de Washington comme boussole, Kinshasa entend désormais mener une diplomatie économique offensive et transparente.
Gracieux Bazege
